PATRIMOINE



Le style des constructions de la commune de Saint-Amans-Soult reprend des éléments de l’architecture méridionale, du Haut-Languedoc, et plus spécialement de la Montagne Noire.
 




Eléments d’architecture méridionale, qui se retrouvent de l’Espagne à l’Italie, et plus au nord jusqu’au Poitou et même une partie de la Lorraine :
  • Tuiles rondes, appelées aussi canal ou romanes, en couvertures.
  • Présence fréquente de corniches, appelées génoises, sous les toits.
  • Formes massives des maisons, souvent regroupées et formant des ruelles pour favoriser l’ombre.
  • Balcons avec escaliers extérieurs fréquents dans les fermes.
  
 Eléments d’architecture du Haut Languedoc :
  • Maisons à deux niveaux plus un grenier, c'est-à-dire un peu moins hautes que dans le Bas Languedoc, et de forme souvent plus allongée.
  • Lucarnes du grenier en demi-œil de bœuf, au lieu de l’œil de bœuf entier du Bas-Languedoc.
  • Présence de métairies et de dépendances appelées « bordes », plus basses que les fermes.
  • Quelques maisons à colombages ou pans de bois, garnies de briques. A Saint-Amans-Soult, la brique est souvent mêlée à la pierre.

D’autres richesses et curiosités sont aussi à découvrir :

  • Les lavoirs

Il existe 15 lavoirs sur la commune, souvent dans les hameaux plus anciens, non loin d’une source, abrités d’un toit de tuiles autrefois soutenu par des poutres de châtaignier.

Certains lavoirs permettent de laver debout et d’autres, plus ancien, à genoux.


Un petit bassin reçoit directement l’alimentation en eau. Il sert au lavage du petit linge et au rinçage. Une goulotte le relie au grand bassin, qui présente des plans inclinés pour le savonnage et le brossage du linge. Enfin, une barre de bois de section rectangulaire traverse la largeur des bassins. C’est la barre d’égouttage du linge.


 
  • Les fours à verre : un témoignage archéologique rare
Trois sites archéologiques sont actuellement recensés sur la commune : ce sont d’anciens fours à verre situés en forêt domaniale de Nore, qui semble remonter au moins au 17ème siècle.
Deux d’entre eux se situent à 200 mètres l’un de l’autre, au lieu-dit «Peyremoutou» et sont en bon état.

Ces fours à verre étaient alimentés par le bois qui chauffait les matières entrant dans la fabrication du verre : silice, chaux, soude ou potasse, elle-même obtenue en faisant brûler des fougères.
La matière première ne manquait donc pas dans ces forêts de la Montagne Noire au sol siliceux.

Les exploitants de ces fours, appelés les gentilshommes verriers, étaient reconnus nobles et protégés par le roi, en raison de la science que nécessitait l’exercice de cet art.

Pour vous rendre aux fours verriers : de Saint-Amans prendre direction Mazamet puis un peu après la sortie du village quitter la RD 612 pour vous engager sur la gauche sur la D53 en direction des Raynauds. Après le village, bifurquer à gauche (les fours sont indiqués) puis suivre la piste forestière dite « des chômeurs ». Ne pas quitter la piste avant un carrefour ou les fours sont indiqués à gauche. Poursuivre alors toujours par une piste jusqu’au site des fours à verre.
Un sentier de randonnée est également à votre disposition.
 
  • Les croix et les calvaires
Ils sont assez nombreux en partie à cause de l’histoire religieuse mouvementée (durant les guerres de religion les protestants et les catholiques se sont affrontés à plusieurs reprise pour la possession de la ville). Ces épisodes ont contribué à l’installation fréquente de signes manifestes de la foi.
Sept croix ont été recensées, dont la croix de La Roque, érigée en 1857 par la veuve de Napoléon Hector Soult, fils du maréchal. C’est un calvaire panoramique élevé à 645m d’altitude, on y accède par le chemin balisé du Triby.
C’est un point de vue imprenable sur Saint-Amans-Soult et la vallée du Thoré.
 
  • Les pierres plantées
Les deux menhirs présents sur la commune témoignent qu’elle fût habitée ou fréquentée 4000 ans avant notre ère. Le menhir de la Peyre Pause (Pierre Pause), d’une hauteur de 1.65m, se situe en bordure de la route départementale 53 en direction des Raynauds. Son nom signifie « la pierre de la pause » que marquaient les porteurs de défunts lors des obsèques. Le Menhir des Amalrics, moins connu que le précédent, sert de base au calvaire édifié en 1893 au centre du hameau des Amalrics. Sa hauteur est de 1.91m et la pierre fût retirée d’un champ appelé Foun Rustico à 200 mètres de là.
 
  • Les cascades
Il y a trois cascades sur le territoire de la commune : celle de Lestrèpe, assez large, celle du Mas Naffre et celle de Crussinac qui passe pour être la plus haute du département (30 mètres environ).